Je ne vous écrirais pas quelque chose de fantasque mais je vais vous illustrer l'histoire qui a bercé ma jeunesse.
Ces moments où je me balade avec ce joli trotteur rouge à travers la maison, l'air content, le biberon à la main. Quand nous avons trois ans c'est toujours pratique de pouvoir se déplacer sans pour autant se servir de ses pénibles jambes qui flanchent un peu. C'est plaisant de pouvoir déguster de succulents cookies tout en sillonnant les rues de la petite maison de campagne. A l'âge de cinq ans les histoires se corsent l'année du vélo apparaît, je me promène à travers les jolies rues anciennes du quartier accompagnée de ma soeur et mon jeune papa, nous nous goinfrons de glaces pour ensuite s'amuser sur la balançoire, ou plonger comme des petits fous dans la piscine. L'année ou je possède encore mes deux petites roues arrière, qui m'aide à me stabiliser sur ce petit véhicule. Monter les bordures était pour moi une épreuve, qui, comme chaque épreuve que nous avons devait être relevé par notre père adoré. Le visage illuminé nous continuons notre route.
Deux ans plus tard les promenades ne se limitent plus aux merveilleux quartier ensoleillés mais à présent dans diverses parcs, aux aquariums où les enfants sont toujours fascinés tout comme moi. Des "owww, awww" s'échappent de mes fines lèvres. Les moments où nous passons de jolis messages a notre frère, que nous n'avons jamais vu, certes, mais nous sommes heureuse de penser qu'il pourrait a son tour l'être en découvrant nos petits messages diffusé avec tendresse!. Les bousculades de la vie arrivent quand notre père se mets en ménage, une jeune femme très charmante qui il faut bien l'avouer, à un brin de gentillesse. Tendresse, amour, des sentiments aussi fort règnent à présent dans notre vie. Une mère aimable et changeante qui nous offre un petit frère, une année mille neuf cent nonante neuf paisible et merveilleuse. Vint l'année des onze et douze ans pour ma soeur et moi, Les années d'insouciances sont derrière nous, nous sommes confrontées au fait d'accepter la rupture entre mon père et sa compagne, et d'accueillir cette nouvelle dame, mère d'une jeune fille effronté de huit ans, malheureusement les choses divaguent, cette petite en demande trop et se met entre notre père et nous. Ce père qui nous baladait à travers la ville est méconnaissable il se met à nous mettre à l'écart. Mon impulsivité vient de là, je suis sidéré, les visites sont de moins en moins fréquente, cette petite famille qui ne se composait que de ma soeur, mon père et moi vient à présent de se briser pour laisse place a la femme, le père et la belle fille. La différence entre nous et ces étrangers est trop dur à supporter pour nous. Arrivé l'âge de quatorze ans nous coupons les ponts, dès lors nous ne nous voyons plus, beaucoup de choses nous ont séparé. Ce qui nous à rapprocher de notre maman, qui finalement est la seule qui à réellement prêté attention à nos sentiments et nos désirs. Ces dernières fêtes de deux milles sept ont changés, les messages s'échangent entre ce père et ses filles. Il est difficile d'établir un contact après tout ce qui à pu se dérouler. Deux milles huit est source de surprises, j'ai besoin d'un père. Cette situation me ronge, mais le pardon est inadmissible pour moi. Et pourtant je ressent ce profond besoin au fond de moi, ce besoin qui me rend haineuse envers les autres, ce besoin qui cause beaucoup de problèmes.
Au fond, j'ai tellement de difficultés à pardonner à cet homme toutes ces choses. Ma part de responsabilité est présente, malgré tout, le pardon m'est actuellement impossible..